Le Sauna Japonais

La chaleur et l’art de bien vieillir

Ce que la recherche observe, ce qu’elle explore, et ce que nous ne promettons pas.

Révisé le 18 octobre 2026 · Études lues sur PubMed · Aucune de ces études n’a testé nos appareils.

La longévité désigne le fait de vivre longtemps en bonne santé, pas seulement longtemps. Plusieurs équipes étudient si une exposition régulière à la chaleur y contribue. Voici ce que nous en savons, avec la prudence que ces résultats imposent.

Ce qu’a observé une grande cohorte finlandaise

Chez 2 315 hommes finlandais de 42 à 60 ans suivis pendant une vingtaine d’années, ceux qui pratiquaient le sauna traditionnel quatre à sept fois par semaine avaient un risque de mort subite cardiaque plus faible que ceux qui le pratiquaient une fois par semaine (rapport de risque 0,37, intervalle de confiance 0,18 à 0,75). Des associations similaires ont été observées pour la mortalité toutes causes.

Limites : étude d’observation, hommes seulement, sauna finlandais et non infrarouge. Les personnes qui vont souvent au sauna peuvent différer sur d’autres points (activité, revenus, santé initiale). Source : Laukkanen et al., JAMA Internal Medicine, 2015.

Cliente détendue sous le dôme dans un institut

Un programme de sauna infrarouge chez des personnes âgées

Au Japon, 67 personnes âgées en moyenne de 80 ans, fragiles ou en voie de fragilité, ont suivi un programme de sauna infrarouge à basse température deux fois par semaine pendant trois mois. Après le programme, la vitesse de marche, la capacité à l’effort, l’humeur et plusieurs symptômes courants s’étaient améliorés ; le score de fragilité s’est amélioré chez 18 participants, est resté stable chez 47 et s’est dégradé chez 2.

Limites : pas de groupe témoin, ce qui empêche d’attribuer les changements au sauna lui-même. Source : Sugie et al., Geriatrics & Gerontology International, 2020.

Des mécanismes encore à l’étude

Face à la chaleur, le corps accélère le cœur, dilate les vaisseaux et produit des protéines dites « de choc thermique », qui aident les cellules à supporter le stress. Ces mécanismes sont étudiés surtout en laboratoire et chez l’animal : ils ne permettent pas d’affirmer un effet sur la durée de vie humaine.

Ce que nous ne promettons pas

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